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2ème dimanche ordinaire B

Il y a des textes bibliques que l’on croit connaître par cœur et puis, s’ils sont médités, ruminés dans la prière, ils apparaissent dans toute leur nouveauté. Esprit Saint, ouvre l’oreille de notre cœur afin que ta parole pénètre au plus profond de nous-même et nous transforme.

Samuel, l’enfant du miracle, donné à sa mère Anne alors qu’elle était stérile, Samuel sert au sanctuaire de Silo, au nord de Jérusalem, aux côtés du prêtre Eli. Et là, au cœur de na nuit, une voix se fait entendre dans le cœur de Samuel, comme un appel pressant qui le tient en éveil, qui le pousse à se lever pour aller voir Eli : « Tu m’as appelé, me voici. » Eli est tout étonné : « Je ne t’ai pas appelé, retourne te coucher. » Aucun de deux ne reconnait cette voix. Le texte nous dit : « Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. » Voilà qui est étonnant ! Comment se fait-il que Samuel, qui sert depuis toujours le Seigneur à Silo, dans le sanctuaire, ne le connait pas ? Connaître quelqu’un dans la Bible, c’est beaucoup plus que savoir qu’il existe, c’est nouer avec lui une expérience personnelle, intime ; c’est l’accueillir dans toute sa vie.

C’est ainsi que les deux disciples de Jean-Baptiste se tournent vers Jésus et lui demandent : « Où demeures-tu ? » Ils ne veulent pas savoir où est la maison de Jésus ! Ils expriment là leur désir de demeurer avec Jésus, de demeurer en lui, et ainsi de le connaitre vraiment.

Ainsi donc, on peut, comme Samuel, servir Dieu des années sans le connaitre vraiment, sans reconnaitre sa voix ? Nous le savons bien, tous nous avons à faire le passage d’une foi reçue à une foi personnelle, intérieure. Et ce passage ne se décrète pas. Dieu est toujours à l’initiative de la rencontre. C’est Dieu qui, le premier, nous dit sa soif de demeurer en nous, sa soif de nous connaitre. Mais comment reconnaitre sa voix ?

Nous sommes dans un monde noyé sous un flot de paroles, mais qui, pour la plupart, ne font pas sens. Au contraire, elles nous maintiennent à la surface de nous-mêmes, fermant la porte à toute intériorité, empêchant la naissance en nous d’une parole personnelle, unique. Pour reconnaitre la parole du Seigneur, il est nécessaire de s’extraire du bruit pour entrer dans le silence du cœur. C’est dans le silence que se creuse en nous écoute et disponibilité, qu’une parole peur advenir. Parce que Dieu ne s’impose jamais. Il nous respecte trop pur cela. Il attend que nous soyons prêts, disponibles. « Me voici. »

Le deuxième enseignement de ce texte, c’est que Dieu choisit toujours les petits et les pauvres pour se révéler. Parce qu’il ne regarde pas les apparences. Parce que si l’on est plein de soi-même, il n’y a pas d’espace pour une parole autre. La pauvreté creuse en nous l’espace de la rencontre. Quelle bonne nouvelle ! Cela veut dire que tous, nous sommes capables d’accueillir la parole du Seigneur. Tous.

Troisième enseignement : tout seul, livré à nous-même, c’est difficile de reconnaitre la voix du Seigneur, de discerner se présence et son appel. Nous avons besoin d’un frère, d’une sœur dans la foi, d’un Eli, d’un Jean-Baptiste, qui nous aide à y voir plus clair. Heureux celui qui croise sur sa route un accompagnateur spirituel qui l’aide à naître à la foi. Jean-Baptiste nous révèle une réalité que personne n’aurait pu imaginer, à laquelle nous sommes trop habitués peut-être : la parole de Dieu a un visage, celui de Jésus. En Jésus, nous pouvons contempler, toucher, entendre le Père et découvrir son amour infini pour chacun d’entre nous. Et comme pour les disciples sur le bord du lac, Jésus a soif de nous rencontrer, de demeurer avec nous, en nous.

Chaque Eucharistie est sacrement de la rencontre, une rencontre qui nous illuminer, nous embraser, nous transformer. Une rencontre qui vient aussi transformer la communauté que nous formons parce qu’elle nous donne de communier à l’amour qui vient du Père et du Fils dans l’Esprit, cette communion d’amour. Chaque Eucharistie fait de nous des frères et des sœurs. Voilà pourquoi il nous faut ardemment prier et agir pour l’unité des chrétiens. Parce que nos divisions font mentir l’Eucharistie. Comment dire que nous communions au Christ ressuscité si nous entretenons nos divisions ? Nous avons une conscience toujours plus vive de cela. Et notre pape, à la suite de Benoit XVI, y œuvre beaucoup. Mais cette pleine communion ne pourra se réaliser que si, les uns et les autres, à la suite de Samuel, à la suite de Simon et André, nous désirons écouter, accueillir le Seigneur dans nos vies et nous laisser transformer par lui.

     « Maître, où demeures-tu ? »   « Venez, et voyez. »

                                                        Frère Nicolas

2ème dimanche ordinaire B

Il y a des textes bibliques que l’on croit connaître par cœur et puis, s’ils sont médités, ruminés dans la prière, ils apparaissent dans toute leur nouveauté. Esprit Saint, ouvre l’oreille de notre cœur afin que ta parole pénètre au plus profond de nous-même et nous transforme.

Samuel, l’enfant du miracle, donné à sa mère Anne alors qu’elle était stérile, Samuel sert au sanctuaire de Silo, au nord de Jérusalem, aux côtés du prêtre Eli. Et là, au cœur de na nuit, une voix se fait entendre dans le cœur de Samuel, comme un appel pressant qui le tient en éveil, qui le pousse à se lever pour aller voir Eli : « Tu m’as appelé, me voici. » Eli est tout étonné : « Je ne t’ai pas appelé, retourne te coucher. » Aucun de deux ne reconnait cette voix. Le texte nous dit : « Samuel ne connaissait pas encore le Seigneur, et la parole du Seigneur ne lui avait pas encore été révélée. » Voilà qui est étonnant ! Comment se fait-il que Samuel, qui sert depuis toujours le Seigneur à Silo, dans le sanctuaire, ne le connait pas ? Connaître quelqu’un dans la Bible, c’est beaucoup plus que savoir qu’il existe, c’est nouer avec lui une expérience personnelle, intime ; c’est l’accueillir dans toute sa vie.

C’est ainsi que les deux disciples de Jean-Baptiste se tournent vers Jésus et lui demandent : « Où demeures-tu ? » Ils ne veulent pas savoir où est la maison de Jésus ! Ils expriment là leur désir de demeurer avec Jésus, de demeurer en lui, et ainsi de le connaitre vraiment.

Ainsi donc, on peut, comme Samuel, servir Dieu des années sans le connaitre vraiment, sans reconnaitre sa voix ? Nous le savons bien, tous nous avons à faire le passage d’une foi reçue à une foi personnelle, intérieure. Et ce passage ne se décrète pas. Dieu est toujours à l’initiative de la rencontre. C’est Dieu qui, le premier, nous dit sa soif de demeurer en nous, sa soif de nous connaitre. Mais comment reconnaitre sa voix ?

Nous sommes dans un monde noyé sous un flot de paroles, mais qui, pour la plupart, ne font pas sens. Au contraire, elles nous maintiennent à la surface de nous-mêmes, fermant la porte à toute intériorité, empêchant la naissance en nous d’une parole personnelle, unique. Pour reconnaitre la parole du Seigneur, il est nécessaire de s’extraire du bruit pour entrer dans le silence du cœur. C’est dans le silence que se creuse en nous écoute et disponibilité, qu’une parole peur advenir. Parce que Dieu ne s’impose jamais. Il nous respecte trop pur cela. Il attend que nous soyons prêts, disponibles. « Me voici. »

Le deuxième enseignement de ce texte, c’est que Dieu choisit toujours les petits et les pauvres pour se révéler. Parce qu’il ne regarde pas les apparences. Parce que si l’on est plein de soi-même, il n’y a pas d’espace pour une parole autre. La pauvreté creuse en nous l’espace de la rencontre. Quelle bonne nouvelle ! Cela veut dire que tous, nous sommes capables d’accueillir la parole du Seigneur. Tous.

Troisième enseignement : tout seul, livré à nous-même, c’est difficile de reconnaitre la voix du Seigneur, de discerner se présence et son appel. Nous avons besoin d’un frère, d’une sœur dans la foi, d’un Eli, d’un Jean-Baptiste, qui nous aide à y voir plus clair. Heureux celui qui croise sur sa route un accompagnateur spirituel qui l’aide à naître à la foi. Jean-Baptiste nous révèle une réalité que personne n’aurait pu imaginer, à laquelle nous sommes trop habitués peut-être : la parole de Dieu a un visage, celui de Jésus. En Jésus, nous pouvons contempler, toucher, entendre le Père et découvrir son amour infini pour chacun d’entre nous. Et comme pour les disciples sur le bord du lac, Jésus a soif de nous rencontrer, de demeurer avec nous, en nous.

Chaque Eucharistie est sacrement de la rencontre, une rencontre qui nous illuminer, nous embraser, nous transformer. Une rencontre qui vient aussi transformer la communauté que nous formons parce qu’elle nous donne de communier à l’amour qui vient du Père et du Fils dans l’Esprit, cette communion d’amour. Chaque Eucharistie fait de nous des frères et des sœurs. Voilà pourquoi il nous faut ardemment prier et agir pour l’unité des chrétiens. Parce que nos divisions font mentir l’Eucharistie. Comment dire que nous communions au Christ ressuscité si nous entretenons nos divisions ? Nous avons une conscience toujours plus vive de cela. Et notre pape, à la suite de Benoit XVI, y œuvre beaucoup. Mais cette pleine communion ne pourra se réaliser que si, les uns et les autres, à la suite de Samuel, à la suite de Simon et André, nous désirons écouter, accueillir le Seigneur dans nos vies et nous laisser transformer par lui.

     « Maître, où demeures-tu ? »   « Venez, et voyez. »

                                                        Frère Nicolas

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Date de création : 18/01/2015 * 22:10
Catégorie : Hier et aujourd'hui - Homélies
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Renseignements

Pour nous joindre :
7 rue Marie-Rose 75014 PARIS
téléphone : 01 40 52 12 70
télécopie : 01 40 52 12 90
accueil@franciscains-paris.org

La porterie est ouverte
de 8 h 45 à 11 h 45 et
de 14 h 30 à 18 h 30

(sauf le dimanche)

La chapelle est ouverte
de 7 h 30 à 12 h 30
de 14 h 45 à 19 h 30.

  8 h : Laudes (dim. 8 h 45)
12 h : messe communautaire
18 h 30 : prière silencieuse
19 h : vêpres
DIMANCHE messe à 10 h 30

location des salles

Descriptif

Salle Duns Scot

80 m2, jusqu'à 40 personnes. Une salle agréable, d'accès immédiat puisque située au rez-de-chaussée.

Petites salles de réunion

Egalement au rez-de-chaussée, 4 petites salles conviviales pour 4 à 8 personnes.

Salle Saint-Antoine de Padoue

de 100 à 300 m2, avec une scène (jusqu'à 200 places).

Une salle moderne, en sous-sol, avec une vaste scène, un rideau électrique. Une puissante sono, avec micros fixes et sans-fil. Connection internet haut-débit, vidéo-projecteur. L'éclairage permet de diviser la salle en différentes zones, et distingue la scène de la salle. Une salle donc spécialement adaptée aux conférences.

Réservations :

Toutes les réservations se font par écrit après accord du frère responsable,

pour tout contact : salles@franciscains-paris.org

Photos salles

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