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MERCREDI DES CENDRES -  ENTREE EN CAREME

Deux appels résonnent aujourd’hui, à l’orée du Carême, qui donnent sens à notre démarche. Deux appels pressants, urgents. Deux appels qui nous réveillent de notre sommeil, de nos habitudes, de nos peurs. Le premier appel nous sera fait en même temps que sera tracé sur notre front le signe de la croix, avec de la cendre : « Convertis-toi et crois à l’Evangile ». Le deuxième appel est une prière ardente de Saint Paul : « Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » Vous avez remarqué : St Paul ne dit pas « Réconciliez-vous avec Dieu », mais « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » Alors qu’au début de ce Carême, nous nous demandons peut-être ce que nous allons faire pour marquer ce temps, St Paul nous dit : Il ne s’agit pas de faire mais de se laisser faire. Vouloir faire quelque chose, ou ne pas faire, c’est encore une manière de rester maître de notre vie, peut-être même aussi de la vie des autres. C’est ce que nous dit Jésus. Il y a une manière de jeûner, de prier, de donner qui ne fait que flatter notre égo. Au contraire, jeûner, c’est ressentir en sa chair que tout ne s’achète pas. C’est reconnaître qu’au fond, nous sommes des mendiants. Il y a en nous une soif de reconnaissance et d’amour jamais assouvie. Jeûner, c’est créer en nous un espace où un Autre pourra trouver place, cet Autre que nous nommons Dieu. Le jeûne se fait alors prière. Mais jeûner, c’est aussi s’ouvrir aux autres, à ceux qui sont tiraillés par la faim. Je ne suis pas tranquille lorsque je vois tant de misère à Paris. Quel petit pas vais-je faire durant ce Carême pour partager davantage ? « Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » Nous portons tous des blessures en nous. Certaines de ces blessures remontent très loin, à la petite enfance. Nous pouvons avoir le sentiment de ne pas avoir été aimés et cette blessure ouverte empoisonne notre existence mais aussi celle de nos proches. Nous dépensons beaucoup d’énergie pour montrer de nous un visage séduisant, conforme à l’image idéale que nous nous faisons de nous même. Mais nous sentons bien que, au plus profond de nous, il manque la paix et la joie intérieures. La paix du cœur ne s’achète pas. Elle ne se conquiert pas à force de volonté et d’efforts. Elle est un don de Dieu. « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix », nous dit Jésus. Je suis toujours bouleversé d’être témoin, au cœur du sacrement de la réconciliation, de la démarche de telle ou telle personne qui découvre qu’elle peut déposer son fardeau aux pieds de Jésus et accueillir son regard qui lui dit « Tu as du prix à mes yeux. Je t’aime telle que tu es ». Vivre en paix, c’est consentir à soi-même, se laisser aimer tel que l’on est, y compris avec ses faiblesses. Et c’est poser le même regard sur ceux qui nous sont proches. Consentir à ce qu’ils sont, avec leurs qualités et leurs faiblesses. A notre regard, plus que par nos paroles, qu’ils puissent découvrir qu’eux aussi sont aimés de Dieu. A notre tour, devenons des ambassadeurs de la réconciliation. Frères et sœurs, saisissons ce Carême comme une chance, un temps de grâce et de réconciliation. N’attendons pas davantage pour accueillir le Christ qui n’a pas craint de donner sa vie que pour nous renaissions avec lui. Nous allons maintenant recevoir les cendres. Ce n’est pas une démarche individuelle. Nous allons nous avancer ensemble, pour entendre l’appel de Jésus à croire en son amour qui renouvelle, remet debout, transforme. Laissons-nous réconcilier. Laissons retentir en nous l’appel à être des ambassadeurs de la réconciliation.
 Frère Nicolas
MERCREDI DES CENDRES -  ENTREE EN CAREME

Deux appels résonnent aujourd’hui, à l’orée du Carême, qui donnent sens à notre démarche. Deux appels pressants, urgents. Deux appels qui nous réveillent de notre sommeil, de nos habitudes, de nos peurs. Le premier appel nous sera fait en même temps que sera tracé sur notre front le signe de la croix, avec de la cendre : « Convertis-toi et crois à l’Evangile ». Le deuxième appel est une prière ardente de Saint Paul : « Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » Vous avez remarqué : St Paul ne dit pas « Réconciliez-vous avec Dieu », mais « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » Alors qu’au début de ce Carême, nous nous demandons peut-être ce que nous allons faire pour marquer ce temps, St Paul nous dit : Il ne s’agit pas de faire mais de se laisser faire. Vouloir faire quelque chose, ou ne pas faire, c’est encore une manière de rester maître de notre vie, peut-être même aussi de la vie des autres. C’est ce que nous dit Jésus. Il y a une manière de jeûner, de prier, de donner qui ne fait que flatter notre égo. Au contraire, jeûner, c’est ressentir en sa chair que tout ne s’achète pas. C’est reconnaître qu’au fond, nous sommes des mendiants. Il y a en nous une soif de reconnaissance et d’amour jamais assouvie. Jeûner, c’est créer en nous un espace où un Autre pourra trouver place, cet Autre que nous nommons Dieu. Le jeûne se fait alors prière. Mais jeûner, c’est aussi s’ouvrir aux autres, à ceux qui sont tiraillés par la faim. Je ne suis pas tranquille lorsque je vois tant de misère à Paris. Quel petit pas vais-je faire durant ce Carême pour partager davantage ? « Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu ! » Nous portons tous des blessures en nous. Certaines de ces blessures remontent très loin, à la petite enfance. Nous pouvons avoir le sentiment de ne pas avoir été aimés et cette blessure ouverte empoisonne notre existence mais aussi celle de nos proches. Nous dépensons beaucoup d’énergie pour montrer de nous un visage séduisant, conforme à l’image idéale que nous nous faisons de nous même. Mais nous sentons bien que, au plus profond de nous, il manque la paix et la joie intérieures. La paix du cœur ne s’achète pas. Elle ne se conquiert pas à force de volonté et d’efforts. Elle est un don de Dieu. « Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix », nous dit Jésus. Je suis toujours bouleversé d’être témoin, au cœur du sacrement de la réconciliation, de la démarche de telle ou telle personne qui découvre qu’elle peut déposer son fardeau aux pieds de Jésus et accueillir son regard qui lui dit « Tu as du prix à mes yeux. Je t’aime telle que tu es ». Vivre en paix, c’est consentir à soi-même, se laisser aimer tel que l’on est, y compris avec ses faiblesses. Et c’est poser le même regard sur ceux qui nous sont proches. Consentir à ce qu’ils sont, avec leurs qualités et leurs faiblesses. A notre regard, plus que par nos paroles, qu’ils puissent découvrir qu’eux aussi sont aimés de Dieu. A notre tour, devenons des ambassadeurs de la réconciliation. Frères et sœurs, saisissons ce Carême comme une chance, un temps de grâce et de réconciliation. N’attendons pas davantage pour accueillir le Christ qui n’a pas craint de donner sa vie que pour nous renaissions avec lui. Nous allons maintenant recevoir les cendres. Ce n’est pas une démarche individuelle. Nous allons nous avancer ensemble, pour entendre l’appel de Jésus à croire en son amour qui renouvelle, remet debout, transforme. Laissons-nous réconcilier. Laissons retentir en nous l’appel à être des ambassadeurs de la réconciliation.
 Frère Nicolas

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Date de création : 04/03/2014 * 21:13
Dernière modification : 06/01/2015 * 13:36
Catégorie : Hier et aujourd'hui - Homélies
Page lue 14523 fois

Thèmes spirituels
Renseignements

Pour nous joindre :
7 rue Marie-Rose 75014 PARIS
téléphone : 01 40 52 12 70
télécopie : 01 40 52 12 90
accueil@franciscains-paris.org

La porterie est ouverte
de 8 h 45 à 11 h 45 et
de 14 h 30 à 18 h 30

(sauf le dimanche)

La chapelle est ouverte
de 7 h 30 à 12 h 30
de 14 h 45 à 19 h 30.

  8 h : Laudes (dim. 8 h 45)
12 h : messe communautaire
18 h 30 : prière silencieuse
19 h : vêpres
DIMANCHE messe à 10 h 30

location des salles

Descriptif

Salle Duns Scot

80 m2, jusqu'à 40 personnes. Une salle agréable, d'accès immédiat puisque située au rez-de-chaussée.

Petites salles de réunion

Egalement au rez-de-chaussée, 4 petites salles conviviales pour 4 à 8 personnes.

Salle Saint-Antoine de Padoue

de 100 à 300 m2, avec une scène (jusqu'à 200 places).

Une salle moderne, en sous-sol, avec une vaste scène, un rideau électrique. Une puissante sono, avec micros fixes et sans-fil. Connection internet haut-débit, vidéo-projecteur. L'éclairage permet de diviser la salle en différentes zones, et distingue la scène de la salle. Une salle donc spécialement adaptée aux conférences.

Réservations :

Toutes les réservations se font par écrit après accord du frère responsable,

pour tout contact : salles@franciscains-paris.org

Photos salles

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