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Deuxième dimanche du temps ordinaire. Année A

 Il me semble que les deux questions qui traversent les lectures de ce dimanche sont celles de l’identité et de la mission. Identité et mission. Les deux sont liées.- Identité et mission de Jésus. Qui est vraiment Jésus ? Quelle est sa mission ?- Identité et mission de Jean-Baptiste.Identité et mission du peuple croyant, et donc de chacun d’entre nous. Qui sommes-nous pour Dieu ? Quelle est notre mission, notre vocation ?

 Commençons par l’identité et la mission de Jésus.

Jean-Baptiste le désigne par une expression qui peut nous paraître curieuse : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Et pourtant, à chaque messe, nous redisons cette même expression quatre fois ! « Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous », répétons-nous trois fois durant la fraction du pain. Puis le prêtre nous invite à la joie d’être invités au repas du Seigneur en disant : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »

Cette expression doit donc révéler quelque chose d’essentiel sur Jésus. Je vous invite à ouvrir la Bible et à repérer les passages où l’on parle de l’agneau. Il y en a trois principaux :

-          Partagé chaque année lors de la fête de la Pâque, l’agneau rappelle au peuple que Dieu nous a libérés. « Ce rite vous rappellera que Dieu est passé parmi vous pour vous libérer, dit Moïse. Le sang de l’Agneau signe votre libération ». Désigner Jésus comme l’agneau de Dieu, c’est donc nous dire qu’il est le nouveau Moïse venu nous rendre libres.

-          Dans le livre d’Isaïe (53), on nous parle d’un mystérieux Serviteur de Dieu comparé à un agneau innocent qui porte les péchés du monde.

-          Et enfin, le récit du sacrifice d’Isaac. Abraham, prêt à immoler son fils est retenu par la main de l’ange et c’est un agneau qui lui est donné.

Quand Jean-Baptiste dit que Jésus est l’agneau de Dieu, il le présente donc comme le libérateur de l’humanité ; cet agneau est envoyé par Dieu, choisi par Dieu comme dans le récit d’Abraham ; mais en faisant référence au serviteur d’Isaïe, il laisse entendre que cette œuvre de libération de l’humanité sera accomplie par un innocent qui donne sa vie pour sauver ses frères.

Continuons notre enquête sur l’identité de Jésus en nous arrêtant sur le passage d’Isaïe que nous venons d’entendre. Vous savez que la première lecture est toujours choisie pour éclairer l’évangile, lui donner une autre résonnance. Elle est justement extraite d’un des quatre chants du Serviteur d’Isaïe dont je parlais tout à l’heure. Que dit ce texte ? D’abord, le choix gratuit de Dieu : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai ». « Oui, j’ai du prix aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. » Si nous pouvions nous répéter cela chaque matin en nous levant !

C’est Dieu qui appelle. Et pour quelle mission ? Le texte commence par dire : « Pour que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël ». Sa mission, c’est une mission de libération et de communion : le peuple dispersé, asservi, sera enfin réuni et pourra louer Dieu sur la montagne sainte.

Mais le texte continue : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d’Israël : je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

Cette mission de libération et de communion ne concerne pas seulement le peuple élu, choisi par Dieu mais tout homme. On constate ce même élargissement dans l’évangile : Jésus commence par dire qu’il est « venu pour les brebis perdues de la maison d’Israël » avant de s’offrir « pour la multitude ».

Jean-Baptiste nous désigne Jésus en nous disant : « C’est lui ! Suivez-le ! » Sur lui repose l’Esprit Saint, Esprit de libération et de communion. Ce même esprit qui habite chacun de nous depuis notre baptême. Ce même Esprit qui nous fait partager la mission de Jésus.

Notre identité et notre mission, c’est Jésus qui nous les donne. Mission de libération et de communion, d’unité.

Ce n’est pas une petite mission ! Cela veut dire que la qualité de notre vie communautaire, la qualité de nos relations, rendent crédible ou pas le projet de Dieu pour l’humanité. Comment être témoin d’un Dieu d’amour, d’un Dieu de communion, si nous ne le vivons pas nous-mêmes ? C’est le drame de nos divisions entre chrétiens.

Je voudrais vous partager une prise de conscience récente. J’étais pour quelques jours en famille à Rouen et je vais à la messe dans une des paroisses de Rouen le dimanche. Je ne connaissais personne. Et j’étais là, au milieu de cette assistance nombreuse, comme un étranger, dans ma solitude. Et j’avais l’impression que l’assemblée était faite de personnes seules venant vivre chacune sans doute quelque chose de fort, mais qui ne les reliait pas aux autres. Et j’ai pris conscience que je n’avais rien compris, que nous n’avions rien compris de ce qu’est l’Eucharistie. L’Eucharistie n’est pas d’abord et seulement communion entre moi et mon Dieu, elle crée la communion entre nous. Et il faut bien avouer que souvent, nous quittons l’église comme si rien ne s’était passé, renvoyé chacun à notre solitude. Comment faire grandir entre nous la communion ? Il me semble que c’est le premier chantier. Que la qualité de nos relations, notre attention fraternelle, rendent crédible la foi en un Dieu communion, un Dieu d’amour.

Mais cela n’est pas suffisant. Nous sommes sans cesse appelés à élargir l’espace de notre tente. L’Eglise n’est pas un club de personnes qui se choisissent entre elles. L’Eglise est faite pour ceux qui n’y sont pas ! Elle est signe d’une communion qui doit sans cesse s’élargir.

C’est bien pourquoi l’Eglise nous propose un dimanche de prière pour les migrants et étrangers. Elle nous rappelle qu’aux yeux de Dieu, personne n’est étranger mais que nous sommes tous frères et sœurs, enfants d’un même Père. Comment cela se manifeste-t-il concrètement ?

Donne-nous, Seigneur, d’être des artisans d’unité et de communion. Que notre vie reflète ta bonté offerte à tout homme.

 

                                                                                     Frère Nicolas

Deuxième dimanche du temps ordinaire. Année A

 Il me semble que les deux questions qui traversent les lectures de ce dimanche sont celles de l’identité et de la mission. Identité et mission. Les deux sont liées.- Identité et mission de Jésus. Qui est vraiment Jésus ? Quelle est sa mission ?- Identité et mission de Jean-Baptiste.Identité et mission du peuple croyant, et donc de chacun d’entre nous. Qui sommes-nous pour Dieu ? Quelle est notre mission, notre vocation ?

 Commençons par l’identité et la mission de Jésus.

Jean-Baptiste le désigne par une expression qui peut nous paraître curieuse : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Et pourtant, à chaque messe, nous redisons cette même expression quatre fois ! « Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, prends pitié de nous », répétons-nous trois fois durant la fraction du pain. Puis le prêtre nous invite à la joie d’être invités au repas du Seigneur en disant : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. »

Cette expression doit donc révéler quelque chose d’essentiel sur Jésus. Je vous invite à ouvrir la Bible et à repérer les passages où l’on parle de l’agneau. Il y en a trois principaux :

-          Partagé chaque année lors de la fête de la Pâque, l’agneau rappelle au peuple que Dieu nous a libérés. « Ce rite vous rappellera que Dieu est passé parmi vous pour vous libérer, dit Moïse. Le sang de l’Agneau signe votre libération ». Désigner Jésus comme l’agneau de Dieu, c’est donc nous dire qu’il est le nouveau Moïse venu nous rendre libres.

-          Dans le livre d’Isaïe (53), on nous parle d’un mystérieux Serviteur de Dieu comparé à un agneau innocent qui porte les péchés du monde.

-          Et enfin, le récit du sacrifice d’Isaac. Abraham, prêt à immoler son fils est retenu par la main de l’ange et c’est un agneau qui lui est donné.

Quand Jean-Baptiste dit que Jésus est l’agneau de Dieu, il le présente donc comme le libérateur de l’humanité ; cet agneau est envoyé par Dieu, choisi par Dieu comme dans le récit d’Abraham ; mais en faisant référence au serviteur d’Isaïe, il laisse entendre que cette œuvre de libération de l’humanité sera accomplie par un innocent qui donne sa vie pour sauver ses frères.

Continuons notre enquête sur l’identité de Jésus en nous arrêtant sur le passage d’Isaïe que nous venons d’entendre. Vous savez que la première lecture est toujours choisie pour éclairer l’évangile, lui donner une autre résonnance. Elle est justement extraite d’un des quatre chants du Serviteur d’Isaïe dont je parlais tout à l’heure. Que dit ce texte ? D’abord, le choix gratuit de Dieu : « Tu es mon serviteur, Israël, en toi je me glorifierai ». « Oui, j’ai du prix aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force. » Si nous pouvions nous répéter cela chaque matin en nous levant !

C’est Dieu qui appelle. Et pour quelle mission ? Le texte commence par dire : « Pour que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël ». Sa mission, c’est une mission de libération et de communion : le peuple dispersé, asservi, sera enfin réuni et pourra louer Dieu sur la montagne sainte.

Mais le texte continue : « C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob et ramener les rescapés d’Israël : je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »

Cette mission de libération et de communion ne concerne pas seulement le peuple élu, choisi par Dieu mais tout homme. On constate ce même élargissement dans l’évangile : Jésus commence par dire qu’il est « venu pour les brebis perdues de la maison d’Israël » avant de s’offrir « pour la multitude ».

Jean-Baptiste nous désigne Jésus en nous disant : « C’est lui ! Suivez-le ! » Sur lui repose l’Esprit Saint, Esprit de libération et de communion. Ce même esprit qui habite chacun de nous depuis notre baptême. Ce même Esprit qui nous fait partager la mission de Jésus.

Notre identité et notre mission, c’est Jésus qui nous les donne. Mission de libération et de communion, d’unité.

Ce n’est pas une petite mission ! Cela veut dire que la qualité de notre vie communautaire, la qualité de nos relations, rendent crédible ou pas le projet de Dieu pour l’humanité. Comment être témoin d’un Dieu d’amour, d’un Dieu de communion, si nous ne le vivons pas nous-mêmes ? C’est le drame de nos divisions entre chrétiens.

Je voudrais vous partager une prise de conscience récente. J’étais pour quelques jours en famille à Rouen et je vais à la messe dans une des paroisses de Rouen le dimanche. Je ne connaissais personne. Et j’étais là, au milieu de cette assistance nombreuse, comme un étranger, dans ma solitude. Et j’avais l’impression que l’assemblée était faite de personnes seules venant vivre chacune sans doute quelque chose de fort, mais qui ne les reliait pas aux autres. Et j’ai pris conscience que je n’avais rien compris, que nous n’avions rien compris de ce qu’est l’Eucharistie. L’Eucharistie n’est pas d’abord et seulement communion entre moi et mon Dieu, elle crée la communion entre nous. Et il faut bien avouer que souvent, nous quittons l’église comme si rien ne s’était passé, renvoyé chacun à notre solitude. Comment faire grandir entre nous la communion ? Il me semble que c’est le premier chantier. Que la qualité de nos relations, notre attention fraternelle, rendent crédible la foi en un Dieu communion, un Dieu d’amour.

Mais cela n’est pas suffisant. Nous sommes sans cesse appelés à élargir l’espace de notre tente. L’Eglise n’est pas un club de personnes qui se choisissent entre elles. L’Eglise est faite pour ceux qui n’y sont pas ! Elle est signe d’une communion qui doit sans cesse s’élargir.

C’est bien pourquoi l’Eglise nous propose un dimanche de prière pour les migrants et étrangers. Elle nous rappelle qu’aux yeux de Dieu, personne n’est étranger mais que nous sommes tous frères et sœurs, enfants d’un même Père. Comment cela se manifeste-t-il concrètement ?

Donne-nous, Seigneur, d’être des artisans d’unité et de communion. Que notre vie reflète ta bonté offerte à tout homme.

 

                                                                                     Frère Nicolas

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Date de création : 19/01/2014 * 16:33
Dernière modification : 06/01/2015 * 13:35
Catégorie : Hier et aujourd'hui - Homélies
Page lue 10288 fois

Renseignements

Pour nous joindre :
7 rue Marie-Rose 75014 PARIS
téléphone : 01 40 52 12 70
télécopie : 01 40 52 12 90
accueil@franciscains-paris.org

La porterie est ouverte
de 8 h 45 à 11 h 45 et
de 14 h 30 à 18 h 30

(sauf le dimanche)

La chapelle est ouverte
de 7 h 30 à 12 h 30
de 14 h 45 à 19 h 30.

  8 h : Laudes (dim. 8 h 45)
12 h : messe communautaire
18 h 30 : prière silencieuse
19 h : vêpres
DIMANCHE messe à 10 h 30

location des salles

Descriptif

Salle Duns Scot

80 m2, jusqu'à 40 personnes. Une salle agréable, d'accès immédiat puisque située au rez-de-chaussée.

Petites salles de réunion

Egalement au rez-de-chaussée, 4 petites salles conviviales pour 4 à 8 personnes.

Salle Saint-Antoine de Padoue

de 100 à 300 m2, avec une scène (jusqu'à 200 places).

Une salle moderne, en sous-sol, avec une vaste scène, un rideau électrique. Une puissante sono, avec micros fixes et sans-fil. Connection internet haut-débit, vidéo-projecteur. L'éclairage permet de diviser la salle en différentes zones, et distingue la scène de la salle. Une salle donc spécialement adaptée aux conférences.

Réservations :

Toutes les réservations se font par écrit après accord du frère responsable,

pour tout contact : salles@franciscains-paris.org

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